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Actualités : Calendrier vaccinal 2017

Le calendrier des vaccinations 2017 vient d'être publié. Il introduit les nouvelles recommandations suivantes :

  • Le BCG est recommandé au cours du 2ème mois, sauf pour les nouveau-nés de Guyane et de Mayotte, pour lesquels la vaccination est recommandée avant la sortie de la maternité. L'IDR prévaccinale n'est plus indiquée avant l'âge de 6 ans sauf situations particulières détaillés dans le calendrier
  • L’âge de la primovaccination contre le méningocoque C est transitoirement abaissé à l'âge de 5 mois (en utilisant le vaccin Neisvac ®), avec une 2ème injection à l’âge de 12 mois.
  • Le vaccin tétravalent contre les méningocoques de type A, C, Y et W (Nimenrix ®) peut dorénavant être prescrit dès l’âge de 6 semaines.
  • La vaccination contre les papillomavirus humains est proposée aux hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) jusqu’à 26 ans. Chez les jeunes filles et les jeunes femmes non vaccinées antérieurement, le HCSP recommande d’initier la vaccination par le vaccin nonavalent qui sera prochainement disponible.

Le calendrier 2017 simplifie par ailleurs les recommandations vaccinales contre les infections à pneumocoque pour les personnes âgées de 5 ans et plus et propose une adaptation des recommandations vaccinales en situation de pénurie de vaccins.

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Actualités Mars 2017 : Bulletin Infovac

Plusieurs années (10 ans !!!) après InfoVac, le HCSP recommande de ne plus réaliser d’IDR (Tubertest®) avant la vaccination par le BCG. Ce test n’est en effet ni assez sensible, ni assez spécifique pour être utilisé à des fins de dépistage. Plus d’un an après InfoVac, le HCSP recommande également de ne plus pratiquer le BCG avant l’âge d’un mois en France métropolitaine, afin de réduire le risque de BCGite généralisée chez des enfants porteurs d'un déficit immunitaire combiné sévère non encore diagnostiqué (Lien1). Il n’est jamais trop tard pour bien faire…

Deux autres anomalies de notre calendrier vaccinal doivent être corrigées rapidement :

  • l’absence de recommandation de vaccination contre le rotavirus : toutes les études internationales confirment son excellente efficacité et sa bonne tolérance. Une étude récente en Israël démontre un impact comparable aux vaccins pneumococciques sur le nombre d’hospitalisations et de passages aux urgences (Ben-Shimol S J Pediatr. 2017;182:253)
  • la non recommandation du rappel de vaccination contre le méningocoque C à l’adolescence, pour les enfants vaccinés avant l’âge de 5 ans. L’ensemble des études montre que lorsque la vaccination est pratiquée tôt, les taux d’anticorps déclinent rapidement, devenant insuffisants pour être efficaces au moment du deuxième pic de fréquence de la maladie et pour protéger du portage particulièrement élevé à cet âge.

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Actualités DTP et obligations vaccinales : sortir de l’imbroglio

Le conseil d’état, dans un avis du 8 février 2017, demande à l’état de sortir de l’imbroglio existant, à savoir 3 valences obligatoires (Diphtérie, Tétanos, Polio) et de nombreuses autres valences recommandées sans obligation (mais tout aussi indispensables), sans qu’il n’existe la possibilité réelle pour des parents de ne vacciner leurs enfants qu’avec les 3 valences obligatoires.

Le Conseil d’Etat est dans son rôle en demandant à la ministre d’appliquer la loi. Il demande donc la mise à disposition de vaccins correspondant aux obligations en vigueur. Cela implique soit la mise à disposition d’un vaccin DTP dans les 6 mois, soit la levée des obligations vaccinales, soit l’extension des obligations à l’ensemble des six vaccins contenus dans les vaccins actuellement utilisés.

- Il n’existe aujourd'hui aucun vaccin DTP disponible adapté à l’enfant permettant de répondre à cette demande, et ce, pour ce nombreuses années.

- L’hypothèse d’une levée des obligations vaccinales nous semble dangereuse car elle pourrait induire une baisse de la couverture vaccinale.

- L’hypothèse de l'extension des obligations vaccinales permettrait de mettre en adéquation la loi avec les besoins de santé.

Cette dernière mesure figure dans les recommandations du comité d’orientation de la concertation citoyenne sur la vaccination et les sociétés signataires la soutiennent fortement.

Infovac espère une décision rapide du ministère de la santé.

Pour en savoir plus :

http://www.conseil-etat.fr/Actualites/Communiques/Vaccination-obligatoire

  pdf Communiqué de presse des sociétés savantes (573 KB)

Actualités Février 2017 : Bulletin Infovac

Le Conseil d’état, dans un avis du 8 février 2017 (Lien 1), demande à l’état de sortir de l’imbroglio existant, à savoir 3 valences obligatoires (Diphtérie, Tétanos, Polio) sans qu’il n’existe la possibilité réelle de ne vacciner qu’avec ces 3 valences obligatoires.

Le Conseil d’Etat est dans son rôle en demandant à la ministre d’appliquer la loi. Il demande donc la mise à disposition de vaccins correspondant aux obligations en vigueur. Cela implique soit la mise à disposition d’un vaccin DTP dans les 6 mois (ce qui n’est pas faisable techniquement), soit la levée des obligations vaccinales (ce qui compromettra les couvertures vaccinales et donc la santé publique), soit l’extension des obligations à l’ensemble des vaccins actuellement utilisés chez l’enfant ou au minimum à ceux compris dans le vaccin hexavalent (ce qui nécessitera un texte législatif).

Cette dernière mesure, qui figure dans les recommandations du comité d’orientation de la concertation citoyenne sur la vaccination, est fortement soutenue par de nombreuses sociétés savantes : elles demandent que le ministère prenne rapidement position dans ce sens ( pdf Lien 2 (574 KB) ), rejointes par des syndicats de médecins généralistes ( pdf Lien 3 (224 KB) ).

Questionnée sur ce sujet à l’Assemblée Nationale, la ministre a rappelé l’importance majeure de la vaccination, indiqué qu’elle recevra de nouveau le Prof. Fischer en mars et qu’elle annoncera alors ses orientations… « Il est probable qu’un texte législatif sera nécessaire… qu’il appartiendra de mettre en oeuvre pendant la prochaine législature. ». Aucun changement en vue dans un proche avenir, donc !

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Actualités Janvier 2017 : Bulletin Infovac

Il y a 2 mois, le Comité d’orientation de la concertation citoyenne sur la vaccination recommandait un élargissement temporaire de l’obligation vaccinale avec clause d’exemption, jusqu’a  ce que les conditions soient réunies pour une levée de l’obligation. Ce sont maintenant 30 sociétés médicales qui demandent la mise en place immédiate de ces recommandations ( pdf Lien 1 (649 KB) ). Les Académies de médecine, de Pharmacie et le Conseil de l’Ordre des médecins ont aussi exprimé leur soutien. Et pourtant, à ce jour, aucune décision de la ministre de la santé n’a été rendue officielle. Toutefois, des propos de la ministre ont été rapportés par l’APM : "La proposition… c'est de rendre obligatoire avec une possibilité de s'y soustraire... Une obligation à laquelle on peut se soustraire, qu'est-ce que c'est ? Comment cela s'apprécie ? Comment cela s'encadre ?", s’est interrogée la ministre, sans donner de réponse. De plus, pour pouvoir appliquer ces recommandations, il faut passer par une loi (nécessaire lorsqu'il s'agit d'encadrement des libertés individuelles). De ce fait, il paraît difficile que cela se fasse avant la fin de la législature. La situation doit être clarifiée rapidement. En effet, à la suite d’une plainte au Conseil d’Etat de l’Institut pour la protection de la santé naturelle (association de promotion des « médecines naturelles », connue pour avoir relayé la pétition controversée du Pr Henri Joyeux), le rapporteur souligne dans son avis que « la discordance actuelle entre l’obligation vaccinale et l’impossibilité de la mettre en oeuvre conduit à une situation d’illégalité ».

 

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