Je suis confronté à l'angoisse de parents d'un enfant de 2 mois vis-à-vis du risque éventuel de la vaccination contre l'hépatite B, sachant que la maman est atteinte d'une forme "légère" (pour l'instant non évolutive) de SEP. Comment leur répondre objectivement et les rassurer ?

La réponse Infovac : La vaccination contre l’hépatite B est obligatoire, en France, pour tous les nourrissons nés à partir du 1er janvier 2018, et recommandée chez et les enfants et les adolescents jusqu’à l’âge de 15 ans. La question des parents dans ce contexte est néanmoins fréquente, mais il n'y a pas d'éléments épidémiologiques, biologiques ou génétiques supportant l'hypothèse d'une augmentation du risque d'induire une SEP par une vaccination en cas d'anamnèse familiale positive.

Quelques éléments de discussion :
  • Un vaccin efficace : la vaccination est le moyen de protection le plus efficace contre l’hépatite B. C'est le 1er vaccin contre le cancer (hépatocarcinome)
  • Un vaccin nécessaire : l’hépatite B peut devenir chronique avec des complications très graves, comme la cirrhose qui fait le lit de l'hépatocarcinome

  • Un vaccin simple : 3 injections suffisent, il n’y a pas besoin de rappels. La réponse cellulaire après une primovaccion complète est durable

  • Un vaccin sans danger : une légère réaction à l’endroit de la piqûre est possible. Suite à de nombreuses études, aucun lien n’a été montré entre la vaccination contre le virus de l’hépatite B et l’apparition d’une sclérose en plaques. Ni les antécédents familiaux de SEP ni les antécédents personnels de SEP ne sont une contre-indication à la vaccination hépatite B

  • Un vaccin remboursé : l’assurance maladie rembourse le vaccin à 65%