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La question de la semaine

Mon fils de 18 ans n’a pas été vacciné enfant contre le ROR en raison d'un terrain allergique multiple (oedeme de Quincke) dont les œufs. Il a étudié l’année dernière au Canada. Dès son arrivée au Canada, sans discussion possible, il a eu une injection rougeole oreillon rubéole. De retour en France, nous avons fait un prélèvement sanguin qui a montré qu’il était immunisé contre rougeole et rubéole mais pas les oreillons. Devons-nous pratiquer un rappel et si oui lequel ? Il a désormais 19 ans et nous n’aimerions pas qu’il soit stérile.

La réponse Infovac

La recommandation vaccinale pour le vaccin ROR est un schéma en 2 doses avec une initiation à l'âge de 12 mois et un rattrapage pour obtenir un total de 2 doses pour toutes les personnes nées après 1980. La notion d'allergie à l'œuf ne fait pas partie des contre-indications du vaccin mais des précautions d'emploi, en cas d'allergie aux protéines de l'œuf notamment en cas d'antécédents de réactions anaphylactiques. Deux des valences du vaccin ROR sont produites sur embryon de poulet (Rougeole et oreillons). De nombreuses études ont montré que même les personnes allergiques à l'œuf pouvaient être vaccinées avec le ROR (Gruber Allergy 2002; Andersen Danish Medical Journal. 2013; See. Medicine Journal Malaysia.2016 ). La première dose vaccinale a ici été bien tolérée, mais un complément vaccinal est nécessaire.

La démarche de la politique de prévention canadienne répond à la mise à jour des vaccinations des personnes entrant sur le territoire selon les recommandations du pays d'accueil et de surcroit pour un séjour pour un enseignement. C'est ce qui explique la vaccination de cet adolescent-adulte jeune à son arrivée sur le sol canadien. C'est la dimension collective et la prévention de cas importés qui est ciblée dans cette démarche.

Pour les oreillons, un complément vaccinal est nécessaire. Nous observons une recrudescence de bouffées épidémiques en raison de couvertures vaccinales hétérogènes notamment chez les adultes jeunes (Université). L'efficacité vaccinale d'une dose est insuffisante comme chez ce patient à la sérologie négative. Lors des bouffées épidémiques d'oreillons, une 3e dose peut même être administrée pour circonscrire la diffusion de la maladie autour d'un cas si la dernière dose vaccinale de l’entourage date de plus de 10 ans (C Cohen. Emerg Inf Dis 2007). Enfin, l'infection ourlienne se complique en effet d'orchites dans 0,5% des cas, et surtout chez les adolescents et adultes post pubères avec un risque de séquelles atrophiques dans près de 50% des cas (Reinert. 2003.Archives de Pediatrie).

La vaccination a démontré son efficacité dans la prévention des orchites (Habné. 2012 Emerging Infectious Disease). Pour cet adulte jeune il faut compléter la vaccination avec une 2e dose de vaccin. Le vaccin Imovax Oreillons seul n'est plus disponible, vous ne pouvez qu'utiliser le vaccin ROR pour compléter la vaccination.

Les réponses d'A. Buzyn aux différentes polémiques

Pendant des années, les médecins vaccinateurs, les experts en vaccinologie, les pédiatres, les infectiologues et l’ensemble des vaccinateurs se sentaient en France, abandonnés par les autorités de santé. Ce n’est plus le cas depuis l’arrivée de la nouvelle ministre de la santé Agnès Buzyn, qui non seulement s’oriente vers une obligation vaccinale de tous les vaccins déjà recommandés dans les deux premières années de vie, mais répond lors de différentes interventions, point par point, et d’une voix forte à toutes les polémiques soulevées par les anti-vaccinaux :

  • Interrogée sur l’action de groupe qui va être lancée par des ligues anti-vaccinales, contre des laboratoires pharmaceutiques ayant commercialisé des vaccins contenant du thiomersal (dont ils prétendent qu’il est à l’origine de cas d’autisme), elle a rappelé que celui qui avait publié des travaux établissant un lien entre vaccin ROR (Wakefield) et autisme avait été reconnu coupable de fraude scientifique
  • Elle a souligné que la cause principale de la méfiance est la sensibilité des Français pour le « complotisme » qui s’informeraient trop par le biais des réseaux sociaux et seraient victimes de désinformation
  • Pour la myofasciite à macrophages elle a utilisé les termes « d’irrationnel le plus total » en rappelant que « Nous avons sur les adjuvants un recul d'utilisation de 90 ans. Plusieurs centaines de millions de doses de vaccins utilisées depuis que les vaccins existent »
  • Elle a rappelé que « la vaccination est un impératif de solidarité pour protéger les autres, et notamment les plus faibles », et qu’elle était « absolument certaine de ne faire courir aucun danger à nos enfants »

Actualités Juillet 2017 : Bulletin Infovac

Dans une interview au « Parisien », la ministre de la santé Agnès Buzyn a annoncé qu’elle s’orientait vers une obligation vaccinale transitoire pour tous les vaccins des deux premières années de vie déjà recommandés en France.

Dans une pétition à l’initiative des Professeurs Grimaldi et Chast, lancée dans «Le Parisien» et reprise par Le Figaro, 200 médecins prennent également position en faveur de la vaccination obligatoire. Ils soutiennent le projet de la ministre de la Santé ( pdf Lien 2 (51 KB) ). Vous pouvez soutenir cette pétition en cliquant sur ce lien.

Retrouver pdf l'intégralité du bulletin (309 KB)

Cas de diphtérie au Vénézuela

Des centaines de cas de diphtérie (dont plusieurs dizaines mortels) ont été rapportés au Venezuela (Outbreak News Today 05.06.2017). Cette situation est la conséquence des troubles politiques graves affectant le pays depuis plusieurs années, aboutissant à une désorganisation du système de santé et la chute des couvertures vaccinales. Des épidémies de diphtérie survenant très rapidement après la chute des couvertures vaccinales ont aussi été rapportées en Russie après l’effondrement de l’ex-URSS. Ceci confirme que tout infléchissement dans les programmes de vaccination peut conduire à une résurgence rapide de certaines maladies à prévention vaccinale (coqueluche, polio, rougeole…)

Actualités : Extension des obligations vaccinales de l'enfant

Soutenues par l’Académie nationale de médecine et l’Académie des sciences, les sociétés scientifiques et médicales signataires ci-dessous, félicitent la nouvelle Ministre de la Santé, le Professeur Agnès Buzyn, pour sa prise de position en faveur de l’extension des obligations vaccinales de l’enfant.

Actuellement le calendrier vaccinal de l’enfant de moins de 6 ans comprend 11 vaccins dont seulement trois sont obligatoires. Les autres sont recommandés. Ces 11 vaccins sont tous nécessaires et réalisés depuis longtemps chez la grande majorité des enfants². Une certaine méfiance vis-à-vis des vaccins voit cependant le jour particulièrement en France.
L’élargissement de l’obligation aux 11 vaccinations de l’enfant correspond aux recommandations du comité d’orientation de la Concertation Citoyenne sur la Vaccination rendues publiques le 30 novembre 20163 et soutenues par les sociétés signataires de ce communiqué.

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