Spécial méningocoque

Méningocoque B dans le Kent : beaucoup de questions, quelques réponses… et une leçon de santé publique. Après l’annonce par les autorités anglaises d’une épidémie d’infections invasives à méningocoque B dans le Kent, les questions sur le sujet affluent à InfoVac, parfois plus d’une trentaine par jour.

Premier point : où en est l’épidémie ? À ce jour, la source officielle la plus récente de l’UKHSA rapporte, en mars 2026, 21 cas liés à l’épisode de Canterbury/Kent, dont 20 cas confirmés d’infection invasive à méningocoque B et 1 cas probable : 2 décès ont été rapportés. Les cas concernent exclusivement des jeunes adultes, avec un âge médian de 19 ans. La plupart sont des étudiants de l’Université du Kent ou des élèves de sixth form des établissements locaux. Ce profil d’âge n’a rien de surprenant. Les infections invasives à méningocoque sont particulièrement fréquentes au cours des deux ou trois premières années de vie, puis leur incidence diminue avant de remonter à l’adolescence et chez l’adulte jeune (AJA) en particulier entre 15 et 25 ans. Il ne s’agit pas d’un second pic aussi marqué que chez le nourrisson, mais plutôt d’un dôme épidémiologique : sur l’ensemble des AJA, le nombre des cas est aussi important que chez les jeunes enfants.