1- Les décisions de la nouvelle administration américaine en matière de vaccination comportent plusieurs signaux très préoccupants. Ont notamment été supprimées du calendrier vaccinal officiel les recommandations concernant les vaccins contre : l’hépatite B (jusqu’alors administrés à la naissance, puis à 1 et 6 mois), les méningocoques (qui étaient proposés uniquement à l’adolescence), l’hépatite A et les rotavirus. Deux éléments peuvent néanmoins être considérés comme positifs : le maintien du socle de la vaccination infantile, incluant les vaccins D-T-Ca-P-Hib (schéma 3+1), pneumocoque (3+1), ROR et varicelle (2 doses chacun), le remboursement des autres vaccins lorsque les parents souhaitent les faire administrer à leurs enfants. L’ensemble des sociétés savantes pédiatriques et infectiologiques américaines s’est opposé et a engagé des recours juridiques. Au-delà des mesures elles-mêmes, le risque majeur est une érosion de la confiance vaccinale au sein de la population américaine, avec un effet de contagion déjà perceptible en Europe, où plusieurs mouvements anti-vaccinaux se trouvent revigorés.