Le nouveau calendrier vaccinal 2016 a été publié par le ministère de la santé ( pdf Lien 1 (5.79 MB) ). En nouveauté, l’inscription au calendrier vaccinal du vaccin contre le zona (Zostavax®). Le zona est une maladie fréquente touchant 1/3 des personnes au cours de la vie et surtout pénible en raison des algies post-zostériennes qui deviennent plus souvent tenaces, invalidantes, difficiles à traiter par les antalgiques après 65 ans (un tiers des patients au-delà de 70 ans). Ce vaccin vivant atténué (donc contre-indiqué chez les immunodéprimés) contient une dose très élevée de virus de la varicelle, capable de réactiver l’immunité mémoire. Il protège contre environ 50% des zona et 60% des algies post-zostériennes : pour en savoir plus, cliquez sur ce lien ( pdf Lien 2 (78 KB) ). La vaccination est désormais recommandée chez les adultes de 65 à 74 ans. Malgré une efficacité moindre, il est également possible de proposer une vaccination aux personnes de 75 à 79 ans. Il est pris en charge à 35% par l’assurance maladie, le reste des coûts étant habituellement couvert par les assurances complémentaires ou la CMU.
Le BCG SSI® n’est plus disponible même en collectivité. SPMSD va mettre prochainement à disposition dans les collectivités un BCG d’origine polonaise (Biomed-Lublin) qui diffère sensiblement ( pdf Lien 3 (639 KB) ):
- Il contient une souche brésilienne, est fourni en boite de 5 vaccins, chaque unité comportant une poudre plus un solvant pour reconstituer le vaccin.
- Le produit reconstitué doit - à priori - être utilisé immédiatement (rendant illusoire la possibilité en routine de vacciner plusieurs enfants)
- Pour les nourrissons, la quantité à injecter recommandée par le fabriquant est de 0,1 ml et non plus de 0,05 ml (ce qui était le cas pour le BCG SSI et ce que conseille l’OMS), ce qui n’est pas sans difficulté pour les petits nourrissons. L’important est l’obtention d’une papule intradermique de quelques mm de diamètre, sans vouloir à tout prix injecter toute la quantité recommandée.,
Devant la durée indéterminée de la rupture du BCG SSI® et l’absence de visibilité sur le nombre de doses disponibles du nouveau BCG, n’est-il pas temps de redéfinir les cibles vaccinales du BCG pour les prioriser aux patients à très hauts risques dans la région Parisienne comme c’est le cas pour les autres régions de métropole ?

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