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Les informations répertoriées ici ont été sélectionnées pour leur objectivité et leurs valeurs médicale et scientifique. Elles s’appuient essentiellement sur les recommandations officielles de vaccinations en France et, à défaut, sur des études scientifiques et/ou des articles publiés. Néanmoins, elles ne remplacent pas les conseils personnalisés de votre médecin, qui est celui qui connaît le mieux votre situation : n’hésitez donc pas à le contacter !

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Source : C.A. Siegrist, C. Aebi, U. Heininger, D. Desgrandchamps, B. Vaudaux. Guide sur les vaccinations : Evidences et croyances... Bulletin des médecins suisses 2005;86:9

Est-ce vrai que les vaccins sont trop nombreux?

Il est effectivement établi que les progrès scientifiques des 20 dernières années ont permis le développement de nouveaux vaccins permettant maintenant de protéger les jeunes enfants contre de plus nombreuses maladies. Mais compter le nombre des « immunisations » n’a aucun sens ! En 1960, il fallait plus de 7’000 antigènes (3'217 antigènes pour les vaccins aussi utilisés aux Etats-Unis plus 4'000 antigènes pour le BCG) pour protéger les enfants avec quelques vaccins que tout le monde réclamait. En 2004, le développement de vaccins purifiés a permis de réduire le nombre des antigènes nécessaires à cette protection à moins de 50, tout en permettant de protéger contre plus de maladies.
Référence : Offit PA, Quarles J, Gerber MA, Hackett CJ, Marcuse EK, Kollman TR, et al. Addressing parents' concerns: do multiple vaccines overwhelm or weaken the infant's immune system? Pediatrics 2002; 109(1):124-9.
Est-ce vrai que la polio survient encore en Amérique et en Suisse comme complication rare de la vaccination?
Non. Cette affirmation est périmée depuis des années, puisque le vaccin oral vivant atténué contre la poliomyélite (dont le risque de réversion vers une souche sauvage était estimé à 1/750'000 – 1/2'000'000 de doses a été remplacé en Suisse comme aux Etats-Unis depuis 2001. Le risque d’une poliomyélite comme complication vaccinale est donc actuellement nul dans notre pays.
Références:
John TJ. A developing country perspective on vaccine-associated paralytic poliomyelitis. Bull World Health Organ 2004; 82(1):53-7; discussion 7-8.

Esteves K. Safety of oral poliomyelitis vaccine: results of a WHO enquiry. Bull World Health Organ 1988; 66(6):739-46.
Est-ce vrai que le vaccin contre la grippe peut provoquer un syndrome de Guillain-Barré?
C’est vrai, mais trompeur puisque de nombreux sujets non vaccinés présentent également un syndrome de Guillain-Barré ! Les études épidémiologiques conduites pour évaluer la survenue d’une paralysie ascendant après vaccination grippe ont montré 1) que la vaccination contre la grippe du porc, initiée en 1976 devant la crainte d’une pandémie, avait entraîné un sur-risque de 1 cas sur 100'000 et 2) qu’aucun des vaccins contre la grippe distribué après 1976 n’a augmenté de façon significative le risque de Guillain-Barré, même si dans de rare cas individuels une association ne peut être exclue.
Référence : Haber P, DeStefano F, Angulo FJ, Iskander J, Shadomy SV, Weintraub E, et al. Guillain-Barre syndrome following influenza vaccination. Jama 2004; 292(20):2478-81.
Est-ce vrai que les vaccins combinés sont moins bien tolérés que les vaccins isolés?
Non, les évidences suggèrent le contraire. Il y a de nombreuses études démontrant la tolérance des vaccins à 3 (diphtérie-tétanos-coqueluche), 4 (+polio), 5 (+ HiB) ou même 6 (+ hépatite B) composants.
Références :
Begue P, Stagnara J, Vie-Le-Sage F, Bernard JC, Xerri B Abitbol V. Immunogenicity and reactogenicity of a booster dose of diphtheria, tetanus, acellular pertussis and inactivated poliomyelitis vaccines given concurrently with Haemophilus type b conjugate vaccine or as pentavalent vaccine. Pediatr Infect Dis J 1997; 16(8):787-94.

Mallet E, Belohradsky BH, Lagos R, Gothefors L, Camier P, Carriere JP, et al. A liquid hexavalent combined vaccine against diphtheria, tetanus, pertussis, poliomyelitis, Haemophilus influenzae type B and hepatitis B: review of immunogenicity and safety. Vaccine 2004; 22(11-12):1343-57.

Zepp F, Knuf M, Heininger U, Jahn K, Collard A, Habermehl P, et al. Safety, reactogenicity and immunogenicity of a combined hexavalent tetanus, diphtheria, acellular pertussis, hepatitis B, inactivated poliovirus vaccine and Haemophilus influenzae type b conjugate vaccine, for primary immunization of infants. Vaccine 2004; 22(17-18):2226-33.

Eskola J, Olander RM, Hovi T, Litmanen L, Peltola S Kayhty H. Randomised trial of the effect of co-administration with acellular pertussis DTP vaccine on immunogenicity of Haemophilus influenzae type b conjugate vaccine. Lancet 1996; 348(9043):1688-92.

Kovel A, Wald ER, Guerra N, Serdy C Meschievitz CK. Safety and immunogenicity of acellular diphtheria-tetanus-pertussis and Haemophilus conjugate vaccines given in combination or at separate injection sites. J Pediatr 1992; 120(1):84-7.

Decker MD. Principles of pediatric combination vaccines and practical issues related to use in clinical practice. Pediatr Infect Dis J 2001; 20(11 Suppl):S10-8.

Knutsson N, Trollfors B, Taranger J, Bergfors E, Sundh V, Lagergard T, et al. Immunogenicity and reactogenicity of diphtheria, tetanus and pertussis toxoids combined with inactivated polio vaccine, when administered concomitantly with or as a diluent for a Hib conjugate vaccine. Vaccine 2001; 19(31):4396-403.

Halperin SA, Smith B, Russell M, Hasselback P, Guasparini R, Skowronski D, et al. An adult formulation of a five-component acellular pertussis vaccine combined with diphtheria and tetanus toxoids is safe and immunogenic in adolescents and adults. Vaccine 2000; 18(14):1312-9.

Miller MA, Meschievitz CK, Ballanco GA Daum RS. Safety and immunogenicity of PRP-T combined with DTP: excretion of capsular polysaccharide and antibody response in the immediate post-vaccination period. Pediatrics 1995; 95(4):522-7.

Kaplan SL, Lauer BA, Ward MA, Wiedermann BL, Boyer KM, Dukes CM, et al. Immunogenicity and safety of Haemophilus influenzae type b-tetanus protein conjugate vaccine alone or mixed with diphtheria-tetanus-pertussis vaccine in infants. J Pediatr 1994; 124(2):323-7.

Paradiso PR, Hogerman DA, Madore DV, Keyserling H, King J, Reisinger KS, et al. Safety and immunogenicity of a combined diphtheria, tetanus, pertussis and Haemophilus influenzae type b vaccine in young infants. Pediatrics 1993; 92(6):827-32.

Watemberg N, Dagan R, Arbelli Y, Belmaker I, Morag A, Hessel L, et al. Safety and immunogenicity of Haemophilus type b-tetanus protein conjugate vaccine, mixed in the same syringe with diphtheria-tetanus-pertussis vaccine in young infants. Pediatr Infect Dis J 1991; 10(10):758-63.

Halsey NA. Safety of combination vaccines: perception versus reality. Pediatr Infect Dis J 2001; 20(11 Suppl):S40-4.

Lagos R, Kotloff K, Hoffenbach A, San Martin O, Abrego P, Ureta AM, et al. Clinical acceptability and immunogenicity of a pentavalent parenteral combination vaccine containing diphtheria, tetanus, acellular pertussis, inactivated poliomyelitis and Haemophilus influenzae type b conjugate antigens in two-, four- and six-month-old Chilean infants. Pediatr Infect Dis J 1998; 17(4):294-304.
Est-ce vrai que le mercure qui était contenu dans les vaccins endommage les nerfs et les chromosomes, et qu’il est associé à des troubles du développement, à l’autisme et à la leucémie?
Non, cette accusation est fausse.

De multiples études ont conclu à l’absence d’accumulation du thiomersal dans l’organisme et à l’absence de complications liée à sa présence dans les vaccins. Ainsi, même si son retrait des vaccins était le bienvenu sur un plan théorique, le seul risque identifié comme associé au mercure des vaccins est celui d’une hypersensibilité retardée se manifestant par un placard inflammatoire survenant au site d’injection entre 2 et 4 jours après la vaccination. Un risque bénin, localisé et transitoire.
Références :
Clements CJ. The evidence for the safety of thiomersal in newborn and infant vaccines. Vaccine 2004; 22(15-16):1854-61.

Folb PI, Bernatowska E, Chen R, Clemens J, Dodoo AN, Ellenberg SS, et al. A global perspective on vaccine safety and public health: the Global Advisory Committee on Vaccine Safety. Am J Public Health 2004; 94(11):1926-31.

Ball LK, Ball R Pratt RD. An assessment of thimerosal use in childhood vaccines. Pediatrics 2001; 107(5):1147-54.

Parker SK, Schwartz B, Todd J Pickering LK. Thimerosal-containing vaccines and autistic spectrum disorder: a critical review of published original data. Pediatrics 2004; 114(3):793-804.

Offit PA Jew RK. Addressing parents' concerns: do vaccines contain harmful preservatives, adjuvants, additives, or residuals? Pediatrics 2003; 112(6 Pt 1):1394-7.
Est-ce vrai que l’aluminium des vaccins prédispose aux allergies et aux maladies autoimmunes?
Non. On trouve certes quelques observations allant dans ce sens. Mais les études dessinées de façon à contrôler les nombreux facteurs confondants potentiels montrent que les vaccins en général, et ceux contenant de l’aluminium en particulier, n’augmentent pas le risque d’allergie ni celui de maladies autoimmunes. L’impact des vaccins sur le système immunitaire est visiblement trop ciblé, faible et transitoire pour influencer ces processus complexes contrôlés par de nombreux mécanismes de régulation.
Références :
Gruber C, Illi S, Lau S, Nickel R, Forster J, Kamin W, et al. Transient suppression of atopy in early childhood is associated with high vaccination coverage. Pediatrics 2003; 111(3):e282-8.

DeStefano F, Gu D, Kramarz P, Truman BI, Iademarco MF, Mullooly JP, et al. Childhood vaccinations and risk of asthma. Pediatr Infect Dis J 2002; 21(6):498-504.

Nilsson L, Kjellman NI Bjorksten B. Allergic disease at the age of 7 years after pertussis vaccination in infancy: results from the follow-up of a randomized controlled trial of 3 vaccines. Arch Pediatr Adolesc Med 2003; 157(12):1184-9.

Nilsson L, Kjellman NI Bjorksten B. A randomized controlled trial of the effect of pertussis vaccines on atopic disease. Arch Pediatr Adolesc Med 1998; 152(8):734-8.

Kuehni CE, Davis A, Brooke AM Silverman M. Are all wheezing disorders in very young (preschool) children increasing in prevalence? Lancet 2001; 357(9271):1821-5.

Jefferson T, Rudin M Di Pietrantonj C. Adverse events after immunisation with aluminium-containing DTP vaccines: systematic review of the evidence. Lancet Infect Dis 2004; 4(2):84-90.

Siegrist CA. [Vaccine adjuvants and macrophagic myofasciitis]. Bull Acad Natl Med 2003; 187(8):1511-8; discussion 9-21.

Global Advisory Committee on Vaccine Safety, 20-21 June 2002. Wkly Epidemiol Rec 2002; 77(47):389-94.
Est-ce vrai que les vaccins devraient être retardés à la 2e année de vie pour les enfants avec un risque allergique?
Non. Il n’existe aucune donnée scientifique établissant l’intérêt de retarder une vaccination à la 2e année de vie. Par contre, il est formellement démontré que le risque de méningite à HIB ou de coqueluche est majeur dans la première année de vie.
Référence : Wortis N, Strebel PM, Wharton M, Bardenheier B Hardy IR. Pertussis deaths: report of 23 cases in the United States, 1992 and 1993. Pediatrics 1996; 97(5):607-12.
Est-ce vrai que les vaccins devraient être utilisés avec prudence chez les enfants avec une souffrance cérébrale ou une épilepsie?
Cette crainte que la vaccination contre la coqueluche puisse représenter un risque particulier pour les enfants avec une atteinte neurologique date des années 1970 et persiste dans la littérature des opposants à la vaccination… alors même que les études ont depuis lors démontré qu’il n’en était rien ! Si nous recommandons de vacciner ces enfants aussitôt que possible, dès que leur état neurologique est stabilisé, c’est justement pour protéger au maximum leur potentiel neurologique, sans leur faire courir le risque d’une coqueluche ou d’une méningite.
Références :
Moore DL, Le Saux N, Scheifele D Halperin SA. Lack of evidence of encephalopathy related to pertussis vaccine: active surveillance by IMPACT, Canada, 1993-2002. Pediatr Infect Dis J 2004; 23(6):568-71.

Goodman M, Lamm SH Bellman MH. Temporal relationship modeling: DTP or DT immunizations and infantile spasms. Vaccine 1998; 16(2-3):225-31.

Gale JL, Thapa PB, Wassilak SG, Bobo JK, Mendelman PM Foy HM. Risk of serious acute neurological illness after immunization with diphtheria-tetanus-pertussis vaccine. A population-based case-control study. Jama 1994; 271(1):37-41.

Cherry JD. 'Pertussis vaccine encephalopathy': it is time to recognize it as the myth that it is. Jama 1990; 263(12):1679-80.

Griffin MR, Ray WA, Mortimer EA, Fenichel GM Schaffner W. Risk of seizures and encephalopathy after immunization with the diphtheria-tetanus-pertussis vaccine. Jama 1990; 263(12):1641-5.
Est-ce vrai que les vaccinations devraient être retardées en cas de naissance prématurée ou compliquée ou en cas de trouble du développement?
Non. Ce conseil est dangereux puisque ce sont justement les anciens prématurés qui naissent avec le moins d’anticorps maternels, ce qui les met à risque plus précoce de méningite et à un risque plus élevé de méningite et de coqueluche (30% des décès chez des anciens prématurés).

Il est vrai que les grands prématurés, nés avant 32 semaines de gestation et qui sont encore hospitalisés à l’âge de 8 semaines, peuvent faire des pauses respiratoires après leur première vaccination – comme après toute intervention. Mais il faut alors dire aussi que ces petits prématurés sont vaccinés sous surveillance cardiorespiratoire constante minimisant le risque de complications graves…
Références :
Wortis N, Strebel PM, Wharton M, Bardenheier B Hardy IR. Pertussis deaths: report of 23 cases in the United States, 1992 and 1993. Pediatrics 1996; 97(5):607-12.

Leineweber B, Grote V, Schaad UB Heininger U. Transplacentally acquired immunoglobulin G antibodies against measles, mumps, rubella and varicella-zoster virus in preterm and full term newborns. Pediatr Infect Dis J 2004; 23(4):361-3.

Nagao AT, Costa-Carvalho BT, Arslanian C, Sole D, Naspitz C Carneiro-Sampaio MM. Placental transfer of IgG antibodies against Haemophilus influenzae type b capsular polysaccharide in Brazilian term and preterm newborns. J Trop Pediatr 1999; 45(3):171-3.

Saari TN. Immunization of preterm and low birth weight infants. American Academy of Pediatrics Committee on Infectious Diseases. Pediatrics 2003; 112(1 Pt 1):193-8.

Pfister RE, Aeschbach V, Niksic-Stuber V, Martin BC Siegrist CA. Safety of DTaP-based combined immunization in very-low-birth-weight premature infants: frequent but mostly benign cardiorespiratory events. J Pediatr 2004; 145(1):58-66.
Est-ce vrai que les vaccins peuvent déclencher un diabète?
Non, cette affirmation est fausse. De nombreuses études contrôlées ont adressé cette question importante, études qui ont démontré l’absence de responsabilité des vaccinations dans l’étiologie du diabète.
Références :
Hviid A, Stellfeld M, Wohlfahrt J Melbye M. Childhood vaccination and type 1 diabetes. N Engl J Med 2004; 350(14):1398-404.

Black SB, Lewis E, Shinefield HR, Fireman B, Ray P, DeStefano F, et al. Lack of association between receipt of conjugate haemophilus influenzae type B vaccine (HbOC) in infancy and risk of type 1 (juvenile onset) diabetes: long term follow-up of the HbOC efficacy trial cohort. Pediatr Infect Dis J 2002; 21(6):568-9.

Belloni C, Avanzini MA, De Silvestri A, Martinetti M, Pasi A, Coslovich E, et al. No evidence of autoimmunity in 6-year-old children immunized at birth with recombinant hepatitis B vaccine. Pediatrics 2002; 110(1 Pt 1):e4.
DeStefano F. Vaccines and autism. Pediatr Infect Dis J 2001; 20(9):887-8.
Karvonen M, Cepaitis Z Tuomilehto J. Association between type 1 diabetes and Haemophilus influenzae type b vaccination: birth cohort study. Bmj 1999; 318(7192):1169-72.
Est-ce vrai que les vaccins pourraient être responsable de l’autisme?
Non. Les nombreuses études disponibles n’établissent aucun lien entre le nombre de vaccinations reçues dans la petite enfance ou la vaccination ROR et le risque d’autisme.
Références :
DeStefano F. Vaccines and autism. Pediatr Infect Dis J 2001; 20(9):887-8.
Jefferson T, Price D, Demicheli V Bianco E. Unintended events following immunization with MMR: a systematic review. Vaccine 2003; 21(25-26):3954-60.
Stehr-Green P, Tull P, Stellfeld M, Mortenson PB Simpson D. Autism and thimerosal-containing vaccines: lack of consistent evidence for an association. Am J Prev Med 2003; 25(2):101-6.
Halsey NA Hyman SL. Measles-mumps-rubella vaccine and autistic spectrum disorder: report from the New Challenges in Childhood Immunizations Conference convened in Oak Brook, Illinois, June 12-13, 2000. Pediatrics 2001; 107(5):E84.
Est-ce vrai que les vaccinations privent l’enfant de maladies d’enfance utiles à son développement psychomoteur?
Cette affirmation classique de l’idéologie naturopathique s’appuie sur l’observation que « … une maladie surmontée représente, surtout chez le petit enfant, une expérience importante souvent suivie d’un bond dans le développement tant physique que psychologique ». Effectivement, il n’est pas rare de faire ce type d’observation. De même qu’il n’est pas rare que les enfants se mettent à marcher peu après une vaccination rougeole-oreillons-rubéole à 12 mois ou à parler peu après les rappels de vaccins donnés vers 18 mois… par simple coïncidence temporelle. Nous n’avons pas connaissance d’études contrôlées comparant le développement neuromoteur ou affectif d’enfants vaccinés ou non vaccinés. Mais nous savons, en tant que pédiatres, que les occasions de maladies d’enfance, de fièvre, et donc potentiellement de développement ne manquent pas chez les enfants vaccinés !
Est-ce vrai que les vaccins augmentent la vulnérabilité aux maladies graves?
Non. Nous n’avons pas connaissance d’études contrôlées soutenant cette affirmation. Si cette hypothèse était véridique, elle aurait pu être démontrée. Il en est de même pour les hypothèses selon lesquelles les maladies d’enfance protègent du cancer (de l’ovaire en particulier), des allergies ou de maladies autoimmunes.

Il est par contre formellement établi que les vaccinations protègent de maladies graves !
Est-ce vrai qu’il existe des soupçons sérieux de causalité entre la vaccination contre la coqueluche et la survenue plus tard de maladies allergiques?
Non. Les études prospectives réalisées en Suède et ayant suivi des enfants vaccinés contre diphtérie-tétanos avec ou sans vaccination contre la coqueluche n’ont mis en évidence aucune augmentation du risque allergique !
Références :
Nilsson L, Kjellman NI Bjorksten B. Allergic disease at the age of 7 years after pertussis vaccination in infancy: results from the follow-up of a randomized controlled trial of 3 vaccines. Arch Pediatr Adolesc Med 2003; 157(12):1184-9.
Nilsson L, Kjellman NI Bjorksten B. A randomized controlled trial of the effect of pertussis vaccines on atopic disease. Arch Pediatr Adolesc Med 1998; 152(8):734-8.
Est-ce vrai qu’une analyse critique d’une vaste étude finlandaise a montré qu’un enfant sur 1'700 pouvait développer un diabète juvénile suite à des vaccinations HIB répétées?
C’est faux. Les résultats exacts des auteurs de cette étude finlandaise ont clairement démontré que la vaccination HIB n’était pour rien dans l’augmentation des cas de diabète survenant malheureusement dans tous les pays industrialisés, pour des raisons encore mal comprises.
Référence : Black SB, Lewis E, Shinefield HR, Fireman B, Ray P, DeStefano F, et al. Lack of association between receipt of conjugate haemophilus influenzae type B vaccine (HbOC) in infancy and risk of type 1 (juvenile onset) diabetes: long term follow-up of the HbOC efficacy trial cohort. Pediatr Infect Dis J 2002; 21(6):568-9.
Est-ce vrai que le vaccin ROR est soupçonné de provoquer dans de rares cas une inflammation intestinale chronique avec une forme spécifique d’autisme?
Oui, le vaccin a été soupçonné à la suite d’accusations… qui ont été démontrées sans fondement par des dizaines d’études montrant que le risque d’entérocolite avec autisme n’est pas supérieur chez les enfants déjà vacciné avec le vaccin rougeole-rubéole-oreillons que chez ceux non encore vaccinés.
Références :
Jefferson T, Price D, Demicheli V Bianco E. Unintended events following immunization with MMR: a systematic review. Vaccine 2003; 21(25-26):3954-60.
Klein KC Diehl EB. Relationship between MMR vaccine and autism. Ann Pharmacother 2004; 38(7-8):1297-300.
Offit PA Coffin SE. Communicating science to the public: MMR vaccine and autism. Vaccine 2003; 22(1):1-6.
Strauss B Bigham M. Does measles-mumps-rubella (MMR) vaccination cause inflammatory bowel disease and autism? Can Commun Dis Rep 2001; 27(8):65-72.
Est-ce vrai que les études montrent que les adultes qui n’ont pas fait de maladies infantiles dans leur enfance sont plus fréquemment atteints d’une maladie grave comme le cancer, la sclérose en plaques ou des troubles du système immunitaire?
Non. Ni les connaissances physiopathologiques ni les études épidémiologiques contrôlées ne soutiennent l’hypothèse d’un rôle protecteur de la rougeole contre cancer ou sclérose en plaques. Il s’agit donc d’une pure hypothèse ou d’une conviction, mais pas d’une évidence.
Est-ce vrai qu’on ne peut exclure que le virus du vaccin de la rubéole soit transmis à d’autres personnes, ce qui représente un danger certain s’il y a dans l’entourage une femme enceinte?
C’est faux. Il n’y a pas la moindre donnée suggérant qu’un enfant vacciné puisse constituer un danger pour une femme enceinte de son entourage : même la vaccination par inadvertance d’une femme dont la grossesse n’est pas connue ou signalée au moment de la vaccination ne représente pas un danger!

Au contraire : le danger pour une femme enceinte est d’être exposée à un enfant contagieux, qui n’aurait pas été vacciné parce qu’il serait un garçon ou parce qu’elle n’aurait pas encore 12 ans …
Référence : From the Centers for Disease Control and Prevention. Revised ACIP recommendation for avoiding pregnancy after receiving a Rubella-containing vaccine. Jama 2002; 287(3):311-2.
Est-ce vrai que comme pour la rougeole et les oreillons, les indices d’une relation entre l’absence de rubéole ou une infection contractée tardivement et une plus grande probabilité d’avoir un cancer ou une sclérose en plaques se multiplient?
Nous ne connaissons pas ces « indices », non rapportés par les étudies épidémiologiques contrôlées publiées dans la littérature médicale et scientifique.

Au vu des évidences actuellement disponibles, l’hypothèse d’un effet protecteur de la rubéole contre cancer ou sclérose en plaques semble extrêmement improbable…
Est-ce vrai qu’en France, suite aux effets secondaires inopinés, la vaccination systématique des adolescents contre l’hépatite B a été stoppée?
Ce n’est pas exact. Seule la vaccination en milieu scolaire a été interrompue en 1998, pour que les médecins puissent mieux répondre aux inquiétudes des parents alarmés par la presse.

A ce jour, et malgré les polémiques, les autorités françaises continuent à recommander la vaccination des nourrissons et le rattrapage vaccinal des adolescents !
« Risquer chaque année 5 à 20 nouveaux cas de complications neurologiques graves et 3 à 10 cas de diabète juvénile suite au vaccin contre l’hépatite B semble inacceptable. »
Ce serait effectivement inacceptable si cette affirmation était vraie !

Mais à ce jour, aucune donnée n’est venue étayer la thèse d’une association entre vaccination hépatite B et diabète insulinodépendant, et 10/11 études disponibles ont conclu à l’absence d’association avec des complications neurologiques comme la sclérose en plaques.

Par contre, la vaccination des adolescents contre l’hépatite B a déjà permis depuis son introduction en Suisse une diminution spectaculaire des cas d’hépatites B, sans le moindre signal d’une éventuelle association avec complications neurologiques ou diabète.
Références :
Belloni C, Avanzini MA, De Silvestri A, Martinetti M, Pasi A, Coslovich E, et al. No evidence of autoimmunity in 6-year-old children immunized at birth with recombinant hepatitis B vaccine. Pediatrics 2002; 110(1 Pt 1):e4.
DeStefano F. Vaccines and autism. Pediatr Infect Dis J 2001; 20(9):887-8.
Duclos P. Safety of immunisation and adverse events following vaccination against hepatitis B. Expert Opin Drug Saf 2003; 2(3):225-31.
Demicheli V, Rivetti A, Di Pietrantonj C, Clements CJ Jefferson T. Hepatitis B vaccination and multiple sclerosis: evidence from a systematic review. J Viral Hepat 2003; 10(5):343-4.
Merelli E Casoni F. Prognostic factors in multiple sclerosis: role of intercurrent infections and vaccinations against influenza and hepatitis B. Neurol Sci 2000; 21(4 Suppl 2):S853-6.
Vaccination des adolescents contre l’hépatite B en Suisse: impact important sur l’incidence de la maladie dans le groupe d’âge concerné. Bulletin de l'Office Fédéral de la Santé Publique (OFSP) 2004; 49:923-31.

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