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La grippe a atteint le seuil épidémique en France, mais l’épidémie semble moins importante que l’année précédente (Lien 1). Ceci s’explique par le fait que les souches prédominantes sont de type B, touchant surtout les enfants – l’immunité́ contre les souches B se construisant plus lentement – alors que les seniors sont relativement épargnés... Les souches B les plus fréquemment isolées (44% des cas) appartiennent à la lignée Victoria (Lien 1) non contenue dans les vaccins trivalents recommandés et remboursés en France - mais incluses dans les vaccins quadrivalents… La souche A prédominante reste la souche H1N1 pandémique de 2009, mal identifiée par les TDR grippe. L’efficacité estimée des vaccins (environ 60% aux Etats-Unis, Lien 2, et 46% en Europe, Lien 3) est bien meilleure que l’année précédente.
L’utilisation du vaccin vivant nasal chez les enfants d’âge scolaire est bien plus efficace ! En 2014-2015, où les vaccins antigrippaux n’étaient pas bien adaptés aux souches circulantes, la vaccination des jeunes enfants en Angleterre a tout de même permis une bonne efficacité chez les enfants vaccinés et a réduit la fréquence des infections grippales dans toutes les tranches d’âge. Ceci confirme le rôle des enfants dans la diffusion de la grippe et la possibilité de protéger les personnes vulnérables en vaccinant les enfants (Peabock et al, Euro Surveill 2015;20(39):pii=30029, Lien 4).

En France, l’augmentation trop lente des couvertures vaccinales du Prevenar7® (secondaire à des recommandations initiales inadaptées et complexes) n’avait entrainé qu’une baisse modeste des infections invasives à pneumocoque (IIP) chez les enfants vaccinés, mais sans aucun effet sur les populations non vaccinées. Par contre, les dernières données de l’InVS montrent que l’atteinte rapide de bonnes couvertures vaccinales avec le Prevenar13® a permis aussi un effet collectif ( pdf Lien 5 (330 KB) ) : tous âges confondus, l’incidence des IIP a diminué de 11,2 à 6,6 cas / 100 000 (- 41%) entre 2008-2009 et 2014, que ce soit pour les méningites (de 1,0 à 0,6 cas / 100 000, - 37%) ou les bactériémies (de 10,2 à 6,0 cas / 100 000, -41%).

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